Petit village des Alpes italiennes, Livigno compte environ 6’500 habitants à l’année. Pendant deux semaines, il change totalement de dimension : sites olympiques, tribunes bien garnies, drapeaux, tension maximale. Livigno devient alors la capitale mondiale du freestyle, où chaque run se joue sous pression olympique.
À Livigno, le ski bosses (moguls) incarne la discipline freestyle la plus exigeante physiquement. Ici, pas de place à l’improvisation : chaque virage est une épreuve de force, chaque saut un exercice de précision. Et chaque bosse fait grincer les genoux, même sans les plier, juste en regardant passer les athlètes.
En ski bosses, le parcours combine :
• une pente raide
• une succession de bosses serrées
• deux sauts obligatoires
et les juges évaluent :
• la vitesse
• la technique de virage
• la qualité des figures aériennes
Tout doit être parfait. La moindre faute coûte cher.
Les grandes favorites de ces Jeux sont:
- Perrine Laffont (FRA)
Championne olympique 2018, référence mondiale, régularité clinique et maîtrise totale du tracé.
- Jaelin Kauf (USA)
Explosive, très rapide, capable de faire la différence sur l’intensité et les finales.
- Jakara Anthony (AUS)
Championne olympique 2022, précision extrême dans les lignes, gestion mentale redoutable sous pression. Spoiler : elle a chuté en finale après avoir dominé les qualifications.
Les chiffres du tracé:
• Pente : jusqu’à 28°
• Longueur : env. 240 m
• Durée d’un run : ~25 secondes
• Fréquence cardiaque : souvent >180 bpm
Le ski de bosses féminin est un combat permanent contre la gravité et l’épuisement.
À Livigno, seules les athlètes les plus complètes — techniquement, physiquement et mentalement — peuvent viser l’or.
Classement femmes
- Elizabeth Lemley (USA)
- Jaelin Kauf (USA)
- Perrine Laffont (FRA)
Aucune Suissesse n’était en lice.
Le King des bosses
Impossible d’évoquer le ski de bosses olympique sans mentionner Mikaël Kingsbury. Surnommé The King, le Canadien est l’athlète le plus titré de l’histoire de la discipline. Multiple champion olympique et recordman de victoires en Coupe du monde, il a imposé des standards de vitesse, de précision et de constance inégalés. Cette année, c’est pourtant l’Australien Cooper Woods qui créé la sensation en s’imposant de justesse devant la légende Kingsbury. Avec le même score à l’arrivée, l’Australien a fait la différence sur la notation.
Gaël Chuard


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